Pour la 16ème édition de l’enquête* « State Of The Media », Cision a interrogé plus de 3 100 journalistes à travers le monde pour connaître quels sont leurs grands défis en 2025. Entre fragmentation des médias, des réseaux sociaux omniprésents et un usage de l’IA qui s’intensifie dans les rédactions et chez les communicants : comment les journalistes perçoivent-ils ces transformations ? Quels impacts ont-elles sur leur travail au quotidien ? Y a-t-il des différences majeures entre journalistes Nord-Américains, Européens ou Asiatiques ?
Au niveau mondial, 2025 est marquée par les changements de consommation de l’information et la montée de l’IA alors que le manque de ressources se fait moins ressentir – peut-être grâce à l’IA-.
Avec la multiplication des formats d’information et la fragmentation des médias, s’adapter aux nouveaux comportements de consommation de l’information s’impose cette année comme le premier grand défi du journalisme (42 %). Il détrône le fait d’être considéré comme une source de confiance/ lutte contre les « fake news » (40 %). L’émergence de l’intelligence artificielle fait un bond de la 6ème à la 4ème position (30 %).

La quasi-totalité des journalistes utilise les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail (96 %). La première fonction des réseaux sociaux reste la publication/promotion du contenu pour 64 % des répondants. Viens ensuite l’interaction avec leur audience (55 %), et la recherche d’informations pour nourrir leurs articles et leurs sujets (51 %). De façon générale, les réseaux sociaux semblent omniprésents pour les journalistes avec de multiples usages : de la veille à la recherche de tendances, jusqu’à la mise en connexion avec des sources nouvelles et même la vérification d’information / croisement des sources.
Cette année LinkedIn s’impose avec une augmentation de 20 points par rapport à 2024 (59 % vs 39 %). Il supplante Instagram qui descend à la troisième place, mais gagne malgré cela 7 points (51 % vs 44 % en 2024). En 2ème position on retrouve un réseau « historique » : Facebook qui retrouve des couleurs avec une augmentation de 19 points (53 % vs 34 %). Autre réseau « historique, X -anciennement Twitter -grimpe d’un échelon en se classant 4ème cette année avec 15 points de plus par rapport à l’an dernier (39 % vs 24 %). YouTube ferme la marche en se maintenant à un peu moins de 30 %.

Si l’usage de l’IA par les journalistes explose, il semblerait qu’ils ne veuillent pourtant pas que les communicants face de même : plus de la moitié des journalistes est opposée à un CP grâce à l’IA (56 %). Mais parmi ces derniers, une majorité (30 %) est prête à envisager des pitchs bien conçus et assistés par l’IA.
Près d’un quart d’entre eux sont neutres (24 %) et 18 % acceptent que les communicants leur fassent parvenir des contenus générés par l’IA.

Les CP et autres contenus générés par l’IA font naître certaines craintes chez les journalistes. Près de 2 sur 3 sont préoccupés par de potentielles erreurs dans ce type de contenu (72 %). C’est la première crainte que ce soit en Amérique du Nord, en Europe et en Asie-Pacifique.
Plus de la moitié s’inquiète d’une augmentation des quantités au détriment de la qualité (58 %) ou encore du manque d’authenticité ou de créativité (53 %).La violation du droit d’auteur et les accusations de plagiat sont pointées par 48 % des journalistes et enfin les biais potentiels dans ces contenus créés par l’IA par 39 %.

Retrouvez les principaux résultats dans le CP dédié qui comporte également un lien pour télécharger l'étude dessus pour celles et ceux qui veulent aller plus loin.
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