Retour aux actualités
Article précédent

Les métiers de la communication gagnent en attractivité mais le secteur doit désormais faire ses preuves !

ACTU

-

08/06/2026

2e édition du Baromètre de l’attractivité des métiers de la communication réalisé par Occurrence (Groupe Ifop) pour l’Association Nationale des Communicants et l’AACC.

7/10 c’est la note moyenne d’attractivité que les communicants attribuent à leur secteur en 2026, en hausse de +0,3 point par rapport à 2022. (Baromètre Occurrence / Groupe Ifop pour l’Association Nationale des Communicants et l’AACC, Avril 2026)


Pour la deuxième fois, l’Association Nationale des Communicants et l’association des agences conseil et création (AACC) publient le Baromètre de l’attractivité des métiers de la communication, réalisé par Occurrence (Ifop Group) avec le soutien de l’ADC, AFCI, CAPCOM, SYRPA et APACOM.

 Avec une note moyenne de 7/10 contre 6,7/10 en 2022, les métiers de la communication sont de mieux en mieux perçus par celles et ceux qui les exercent. Mais derrière cette hausse se cachent des réalités très différentes selon les profils, et un besoin croissant de preuves concrètes sur la valeur du secteur.


« Ce baromètre nous donne une lecture précieuse et nuancée de notre secteur. La communication reste un univers désirable, c’est une bonne nouvelle. Mais nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une attractivité d’image. Notre responsabilité, en tant qu’association, est d’aider le secteur à mieux démontrer ce qu’il offre réellement : des trajectoires de carrière solides, de la reconnaissance, des formations adaptées aux défis de demain. L’heure est à la preuve, pas à la seule promesse. » — Assaël Adary, co-président de l’Association Nationale des Communicants

1. Une attractivité en hausse, mais des attentes qui dépassent l’image

Les communicants interrogés attribuent une note moyenne de 7/10 à l’attractivité de leur secteur, en progression de 0,3 point par rapport à 2022. 53 % donnent une note de 7 ou 8 sur 10 ; 14 % vont jusqu’à 9 ou 10. Pourtant, un tiers des répondants (33 %) reste en dessous de 6, illustrant une conviction encore incomplète.

Ce sont les qualités symboliques du secteur qui portent cette image positive. La créativité est citée par 61 % des répondants comme premier argument d’attractivité, suivie de la diversité des missions (50 %), de l’innovation et de la modernité (30 %), et de la dimension humaine et collective du travail (30 %). La communication séduit par ce qu’elle représente.

Mais la désirabilité ne suffit plus. Les professionnels interrogés attendent désormais des garanties concrètes sur ce que ces métiers permettent dans la durée : rémunération (8,1/10 d’importance), possibilités d’évolution (7,8/10), formations tout au long de la carrière (7,3/10), reconnaissance professionnelle (6,7/10). Sur ces dimensions, le secteur rassure encore trop peu.

En miroir, les trois premiers freins à l’attractivité cités sont la rémunération insuffisante (49 %), la saturation du marché et les difficultés d’accès à l’emploi (49 %), et le manque de reconnaissance et de légitimité professionnelle (48 %). Des signaux qui appellent à une transformation de fond de la promesse du secteur.


« Ces résultats confirment ce que nous entendons sur le terrain : les communicants aiment leurs métiers, leur sens, leur créativité et leur impact. Mais aujourd’hui nos métiers évoluent à grande vitesse. L’IA transforme notre manière d’influencer, de créer du lien et de faire bouger nos écosystèmes. Une période exigeante, mais aussi passionnante qui nécessite de la reconnaissance et d’être accompagné dans ces transformations. À l’Association Nationale des Communicants, nous voulons faire entendre la voix du secteur et construire ensemble l’avenir de nos métiers.»              — Agnès Grellet, Déléguée générale de l’Association Nationale des Communicants

Découvrez l'étude complète 


2. Les jeunes : attirés, mais traversés par l’inquiétude de l’IA

Les moins de 26 ans — qui représentent 19 % des répondants et dont 84 % sont étudiants — affichent une note d’attractivité de 7,1/10, légèrement supérieure à la moyenne. Ils placent en tête de leurs attentes les conditions de travail (8,7/10), la qualité du travail produit (8,5/10) et les opportunités d’évolution de carrière (8,3/10) : une génération exigeante, qui ne veut pas seulement un métier intéressant, mais un métier solide.

Pourtant, cette même génération exprime la perception de l’IA la plus pessimiste de tous les profils : 5,6/10 sur l’échelle opportunité/menace, contre 6,3/10 pour les 36 ans et plus. Les moins de 26 ans ne remettent pas en cause l’attractivité du secteur, mais ils doutent davantage de son avenir face à l’automatisation.

À l’inverse, les profils seniors et les annonceurs privés perçoivent l’IA comme une opportunité plus nette (6,7/10). Cette fracture générationnelle dans la lecture de l’IA est un signal fort pour les écoles de communication et les directions RH.

Fait notable du côté des recruteurs (41 % des répondants) : face à l’essor de l’IA, ce sont les compétences humaines qui priment. La capacité relationnelle arrive en tête des critères de sélection (53 %), suivie de l’adaptabilité (50 %) et de la capacité d’analyse et de synthèse (46 %). Les compétences en IA ou technologies émergentes ne sont citées qu’en bas de classement (5 %). Un message clair : l’humain reste au cœur du recrutement en communication.


« Cette étude montre une chose essentielle : nos métiers continuent d’attirer parce qu’ils sont au croisement de la créativité, de la stratégie et de l’innovation. Mais elle met aussi en lumière une attente forte de la part des talents, notamment des plus jeunes : ils recherchent des perspectives claires, de l’accompagnement et du sens dans un contexte de transformation accélérée par l’intelligence artificielle. Pour les agences, l’IA n’est pas une menace à subir mais une opportunité à intégrer intelligemment, au service de la valeur créative et du conseil. C’est précisément pour cette raison que les rencontres entre les agences et la nouvelle génération sont essentielles : plus que jamais, notre responsabilité collective est de former, de rassurer et de donner aux talents les moyens de développer ce que la technologie ne remplacera jamais : la capacité à comprendre les marques, les publics et les émotions humaines. À l’heure de l’IA, nos métiers restent profondément humains. Ils offrent des perspectives enthousiasmantes et dessinent les contours de nouvelles compétences et de nouvelles façons de créer de la valeur. »— Nicolas Favier, Délégué général de l’AACC 


3. Des réalités très contrastées selon les profils

L’attractivité de la communication n’est pas un phénomène homogène. Les communicants travaillant chez des annonceurs privés (7,1/10) ou publics (7,2/10) expriment une perception du secteur plus positive et plus stable. Les professionnels des agences et sociétés d’études affichent en revanche une note inférieure (6,7/10), concentrant davantage les fragilités : pression du marché, manque de visibilité sur les trajectoires, tension sur la valeur du travail produit.

Les indépendants enregistrent une baisse pour cette édition : –0,2 point par rapport à 2022. Les professionnels du contenu et de l’édition (6,6/10), dont 31 % sont indépendants et 30 % ont moins de 26 ans, constituent eux aussi un segment particulièrement exposé.

La taille de l’organisation joue également un rôle : les salariés de structures de 50 à 1 000 collaborateurs affichent la note la plus élevée (7,1/10), tandis que ceux des plus petites structures (moins de 50 salariés) sont légèrement en retrait (6,9/10). Parmi les salariés, 64 % exercent dans une organisation dont le siège est en Île-de-France, 32 % en région, 4 % à l’international.


À propos de l’Association Nationale des Communicants

Créée en 1947, l’Association Nationale des Communicants est aujourd’hui la première association des métiers de la communication corporate. Elle fédère un réseau de plus de 1 600 professionnel.les, issu.es de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur : entreprises privées ou publiques, agences, freelances et étudiant.es. Elle œuvre à la reconnaissance de la communication comme créatrice de valeur pour l’entreprise et pour la société.

À propos de l’AACC

L’association des agences conseil et création est un syndicat professionnel créé en 1972. L’association représente et fédère les professionnels autour des enjeux majeurs que sont : la valeur de nos métiers, l’attractivité de nos agences et la responsabilité. L’adhésion à l’AACC astreint, entre autres obligations, au respect de règles professionnelles strictes qui font la valeur du label AACC.

À propos d’Occurrence 

Créé en 1995, Occurrence est un institut d’études et conseil indépendant, spécialiste de l’évaluation de la communication (corporate & marque, analyses médias, communication interne, publique, événementielle, digitale…) et de l’analyse des opinions. Depuis plus de 26 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international.


  • étude
  • attractivité
  • communication
  • IA
Retours aux actualités

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

La communication de crise dans les grandes entreprises en France : Bonnes pratiques & perspectives
TRIBUNES

La communication de crise dans les grandes entreprises en France : Bonnes pratiques & perspectives

photo de profil d'un membre

Quouacou Jean-Donald Alla

05 août

L’éco-anxiété dans les organisations : comment les communicants peuvent-ils agir ?
TRIBUNES

L’éco-anxiété dans les organisations : comment les communicants peuvent-ils agir ?

EC

Equipe Com-Ent

07 février

2

L'IA arrive... Et alors ? Concentrons-nous sur l'art de raconter de belles histoires et de créer de l'émotion !
TRIBUNES

L'IA arrive... Et alors ? Concentrons-nous sur l'art de raconter de belles histoires et de créer de l'émotion !

VS

Vincent Stilinovic

16 février

2